Le SEL de Paname

Le Système d’Echange Local de Paname est un groupe de personnes qui pratiquent l’échange multilatéral de biens, de services, et de savoirs afin de recréer du lien social, de partager des activités de loisirs et des moments conviviaux.

Origine du SEL

"Les richesses des 350 habitants les plus riches de la terre est égale à la « richesse » (ou la misère ?) des deux milliards trois cents millions des habitants les plus pauvres. Le système monétaire archaïque et périmé continue à régner en faisant des ravages dans l’humanité et nos télescopes sont si puissants que nous ne pourrons plus voir ce qui se passe ici, chez nous." François Terris. C’est sur ce malheureux constat que le SEL est né, d’abord outre atlantique, puis en France, en 1995. Le SEL de Paname est née en mai 1996. Il y a maintenant des SEL un peu partout dans le monde, dont plus de 300 sur notre territoire.

Mesure des échanges :

Au SEL de Paname, les échanges sont comptés en Paname, en référence au temps passé. Par exemple, 1 minute = 1 paname

Le SEL de Paname utilise un carnet d'échange sur lesquelles les participants notent avec qui ils ont échangé et combien d’unités doivent être créditées ou débitées. Le nombre d’unités n’est que la mémoire de l’échange, pas sa valeur. En effet, au SEL, le lien est bien plus important que le bien.

Les Bourses Locales d’Echanges (ou BLE)

Les BLE sont organisées régulièrement. Elles peuvent être l’occasion privilégiée d’un moment convivial (petit déj ou repas commun).

Animation du SEL 

Le SEL de Paname est animé par un conseil d'animation. Ces personnes se rencontrent une fois par semaine, par mois ou tous les deux mois...La volonté la plus commune étant que le maximum de membres participent à un moment ou un autre, en dehors de toute hiérarchie, dans un climat de totale démocratie. Les taches administratives de gestion du SEL sont assumées par les membres du C.A. et les membres volontaires hors C.A. 

Motivation pour adhérer au SEL

Pour certains, l’accent est mis sur l’économique : le SEL permet à ses membres de subvenir à certains de leurs besoins sans avoir à donner de l’argent.

  • Pour d’autres, le SEL est surtout un acte de résistance constructive, de militantisme, contre la mondialisation et ce qu’elle engendre d’inéquitabilité et de misère.
  • Pour d’autres encore, c’est l’aspect relationnel qui prime : le SEL permet la véritable rencontre avec l’autre, est un moyen de combattre l’exclusion ; au-delà de la « rencontre », c’est un véritable réseau de solidarité(s) qui peut se tisser.
  • D’autres encore insisteront sur ce que le SEL permet d’épanouissement personnel, grâce notamment à l’adoption de critères de valeur plus humains, à la possibilité de devenir utile à un groupe, etc.
  • Enfin, certains privilégieront le côté « intellectuel », voyant dans le SEL le lieu idéal de réfléchir sur le système économique dominant, la monnaie, les relations humaines, etc, et d’expérimenter des voies alternatives.

Le SEL, en vérité, c’est tout ça, et bien plus encore ! Si la diversité entre les gens est importante, il y a néanmoins un « air de famille » frappant : une certaine volonté d’améliorer son quotidien et, de petits pas en petits pas, conduire le monde vers une société plus équitable, plus adulte, plus humaine. La route est longue, elle doit être pavée de respect de la liberté d’autrui, de tolérance.

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